Je l'ai trouvé aux marché des puces.
Le couteau était sur le sol et sa peau brillait timidement.
La lame avait été changée (la
nouvelle appartenait à un couteau à légumes ...), le blocage ne
fonctionnait pas; Le maillechort était sale et rayé.
Je sentais qu’il y avait des
chances, que sa peau était celle d’un chérubin.
Je voulais que
le couteau parlât à Nouveau, alors la musique pythagoricienne des
étoiles sonnerait.
Bien sûr, j'avais bésoin
d'un philosophe ou, plutôt, d'un coutelier patient.
Comme un personnage de Dickens, le
couteau obtint la vie digne, légitime selon sa
nature.
Ceci est la "némésis" du
précédent (Ed Mongin à palanquille): un couteau fabriqué en
Espagne, au gout que un touriste –français par exemple- pourrait
apprécier et, bien sûr, payer.
Ce couteau n’était pas pour le
paysan, mais pour le mettre à la poche d'un étranger.
Comment a-t-il retourné en Espagne je
ne sais pas le dire. Cet objet a une histoire particulière,
inconnue, un défi; donc je l'ai acheté.